RCI: un écrivain gagne en partie un procès contre son éditeur
Ça se passe en Côte d’Ivoire : un écrivain gagne (en partie) son combat face à un éditeur. Le verdict est tombé. Ce vendredi 11 juillet 2025, la justice ivoirienne a donné raison à l’écrivain Sylvain Kean Zoh dans son combat contre l’éditeur NEI-CEDA. En cause : la publication et la mise en vente sans contrat préalable de son roman « Le Fils de la Nuit » en 2022.
Après cinq mois de procédure, le tribunal a reconnu l’éditeur coupable d’atteinte à la propriété littéraire et l’a condamné à payer une amende ainsi que des dommages et intérêts. Les montants exacts n’ont pas été communiqués, l’écrivain attendant la décision écrite officielle. Mais l’affaire pourrait ne pas s’arrêter là : les parties disposent d’un délai de 20 jours pour faire appel. Le procès pourrait ainsi se prolonger.

L’écrivain Sylvain Kean ZOH, auteur du roman « Le fils de la nuit »
Pour l’écrivain Sylvain Kean Zoh, cette victoire partielle est avant tout un acte militant. « J’espère avoir contribué à éveiller la conscience des acteurs culturels », confie-t-il, rappelant les difficultés rencontrées par les écrivains ivoiriens pour faire respecter leurs droits. Il lance également un appel à l’État afin de renforcer les mesures de protection des auteurs.

Son combat judiciaire, entamé après l’échec des tentatives de médiation initiées par le ministère de la Culture et le BURIDA, aura duré plusieurs mois. L’écrivain s’était résolu, à contrecœur, à saisir la justice pénale via le Conseil National de Lutte contre la Contrefaçon (CNLC), face au silence de ses éditeurs.
Aujourd’hui, il annonce se recentrer sur ses engagements : l’écriture, la promotion de la culture et le soutien à l’éducation. Son mot de conclusion reste simple et fédérateur : « Merci ! Merci ! Et merci ! On est ensemble. »
Par Kadidia NÉBIÉ

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